La compétitivité manufacturière ne dépend plus seulement du financement

Les défis des manufacturiers québécois sont bien réels. Pourtant, les solutions existent souvent déjà. Le véritable enjeu est de savoir comment y accéder.

Une année difficile pour les manufacturiers

Le dernier Baromètre industriel de STIQ dresse un constat préoccupant.

Les PME manufacturières québécoises traversent leur troisième année consécutive de ralentissement.

Les marges sont sous pression.

Les tarifs américains continuent d'affecter plusieurs secteurs.

Le contexte économique demeure incertain.

Pour plusieurs dirigeants, l'objectif n'est plus seulement de croître, mais de préserver leur compétitivité.


Le véritable retard est ailleurs

Un chiffre retient particulièrement l'attention.

Plus de 50 % des PME manufacturières n'ont intégré aucune ou une seule technologie numérique dans leurs opérations.

À long terme, cette réalité risque d'avoir un impact beaucoup plus important que le ralentissement actuel.

Moderniser ses équipements, automatiser certains procédés ou optimiser ses opérations n'est plus seulement un projet de croissance.

C'est devenu un enjeu de compétitivité.


Des programmes existent

Pour répondre à cette réalité, le gouvernement fédéral a annoncé plus de 1,5 milliard de dollars destinés à soutenir les entreprises.

Ces mesures comprennent notamment :

  • 500 M$ dans le cadre de l'Initiative régionale de réponse tarifaire;

  • 1 G$ par l'entremise de la BDC pour répondre aux besoins urgents de liquidités;

  • des mesures ciblées pour les entreprises touchées par les droits de douane sur l'acier, l'aluminium et le cuivre.

Les ressources financières sont disponibles.

Encore faut-il savoir lesquelles correspondent réellement à votre situation.


Ce que j'observe sur le terrain

Lorsque je rencontre des dirigeants manufacturiers, le constat revient souvent.

Plusieurs ignorent que ces programmes existent.

Et parmi ceux qui les connaissent, nombreux sont ceux qui ne savent pas comment structurer leur démarche.

Le financement n'est pas toujours le véritable obstacle.

Très souvent, c'est la capacité à présenter le bon projet, au bon programme, avec la bonne structure.


Une structure avant une demande

Avant de déposer une demande de financement ou d'aide gouvernementale, il est essentiel de prendre le temps d'évaluer l'ensemble des options disponibles.

Chaque entreprise est différente.

Chaque projet l'est également.

L'objectif n'est pas simplement d'obtenir du financement.

L'objectif est de mettre en place une structure qui permettra à l'entreprise d'investir durablement et de demeurer compétitive.

Les capitaux existent souvent. La différence se fait dans la façon de les structurer.


À propos de l'auteure

Roxanne Gagné accompagne les dirigeants de PME dans leurs projets de financement, d'acquisition et de croissance. Son approche est fondée sur l'observation du terrain, la compréhension des réalités entrepreneuriales et la recherche de solutions durables.

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